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Sans Glyphosate une diminution des semis directs

Sans Glyphosate, une diminution des semis directs ?

VRAI

Les avantages des semis directs sont nombreux : amélioration de la structure du sol, économie de temps de travail, diminution des passages de machines. Mais il ne faut pas sacraliser le semis direct, qui n’est pas praticable pour toutes les cultures.

Le semis direct, technique utile mais pas irremplaçable

Le semis direct implique que le sol ne soit pas travaillé avant la mise en place d’une culture. Sans un herbicide total du genre du Glyphosate, utilisé avant la mise en place d’une culture pour détruire la culture précédente ou /et les mauvaises et herbes, et si on ne veut pas effectuer un travail du sol, il n’est en effet pas possible ou très difficile de recourir au semis direct.

En agriculture conventionnelle, les semis directs avec Glyphosate sont intéressants particulièrement sur des sols dont la fertilité est dégradée, qui sont appauvris en humus par un système de production simplifié depuis de nombreuses années (pas de prairie et de bétail dans la rotation, rotation peu diversifiée, pas de fumure organique, ….) et pour réduire le temps de travail par unité de surface et pour détruire des mauvaises herbes vivaces (chiendent, chardon, liseron…).

Toutefois, le travail réduit du sol (si possible minimal, très superficiel), accompagné de bonnes techniques agricoles, permet aussi de détruire la végétation en place, en vue de la mise en place de la culture suivante, tout en maintenant la fertilité des sols.

Il faut distinguer entre les situations de sol dégradé (où des moyens doivent être mis en œuvre pour régénérer le sol, par exemple par l’introduction de prairie temporaire dans la rotation des cultures, si on ne veut pas utiliser de Glyphosate), et les situations d’équilibre, où il s’agit d’entretenir la qualité du sol, ce qui peut être atteint même avec un travail du sol et donc sans Glyphosate.

Importance du semis direct en Suisse

Actuellement, en Suisse, seule une minorité des agriculteurs conventionnels recourt aux semis direct ; mais leur nombre augmente.

Même en agriculture biologique, des tentatives d’implantation de cultures par semis directs sont actuellement effectuées, il n’est pas impensable que cela fonctionne à l’avenir dans certains cas.

Champ traité au Glyphosate en prévision du semis direct d’une culture.

Semis direct de blé dans couvert végétal gélif sur une ferme bio

Le semis direct n’est pas une solution pour toutes les cultures

Le semis direct se définit par une absence totale de travail du sol (ni retournement, ni décompactage, ni préparation de lit de semence).

Il n’est pas possible de mettre en place certaines cultures, comme les pommes de terre ou les carottes avec un semis direct. En effet, pour ces cultures, il faut constituer des buttes de terre ; et pour les pommes de terre, il faut avoir beaucoup de terre meuble pour planter les tubercules. Certaines cultures, comme la pomme de terre, betterave ou les légumes-racines, ne peuvent pas être récoltées sans le recours à une machine qui soulève et remue la terre.

La technique du semis direct comporte des avantages et est intéressante pour certains types de cultures, mais a ses limites.

La pomme de terre demande un travail du sol pour faire les buttes de plantation.
Elle ne peut pas cultivée en semis direct