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Pesticides naturels – dommages environnement

Pesticides naturels et environnement

Tous les produits de protection des plantes ont un effet sur la nature, même les produits naturels. Or, la recherche en agriculture biologique est particulièrement attentive à leur nocivité et va toujours davantage vers une maîtrise globale du système. Les conséquences de l’application des produits naturels sont toutefois sans commune mesure avec les problèmes très graves que causent les produits phytosanitaires de synthèse sur l’environnement.

Contexte

Tous les produits de traitement peuvent être dommageables pour l’environnement, s’ils sont mal utilisés ou en trop forte dose : être agriculteur est une profession, non un hobby.

Les pesticides naturels sont bien moins toxiques que les produits phytosanitaires de synthèse ou ne le sont pas du tout.

Certains pesticides naturels présentent toutefois des risques pour l’environnement. Ces pesticides ont été acceptés pour l’agriculture biologique il y a parfois des décennies, à une époque où leurs effets négatifs potentiels n’étaient pas bien connus. L’agriculture biologique n’est pas un système figé. Elle n’est pas non plus un système parfait, qu’il faut idéaliser, car elle a pris naissance dans un contexte historique précis. C’est pourquoi, à l’heure actuelle, elle cherche activement à faire évoluer ses pratiques vers une meilleure maîtrise globale du système et vers une diminution du recours aux pesticides, même naturels, et vers l’élimination d’anciens pesticides bio qui peuvent être problématiques. Un des premiers insecticides naturels autorisés en agriculture biologique était la nicotine ; ce produit a été interdit depuis déjà plusieurs décennies.

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Pratique novatrice et tournée vers l’avenir

Pratique novatrice et tournée vers l’avenir

De plus en plus d’agriculteurs (biologiques et conventionnels) cherchent à utiliser des substances naturelles qui renforcent la santé des plantes ou qui ont un effet direct (souvent très partiel) sur les maladies et ravageurs : purins et tisanes de plantes, petit-lait, bière, vinaigre…

Sur les grandes cultures, Bio Suisse limite au strict minimum les apports en pesticides naturels : seuls le cuivre (seulement sur les pommes de terre), les produits antilimace naturels et diverses préparations de bactéries, ainsi que des auxiliaires sur certaines autres grandes cultures, sont autorisés.

Divers autres produits naturels pourraient être utilisés sur ces cultures, mais Bio Suisse ne les accepte pas. C’est une grande différence avec l’agriculture conventionnelle, qui utilise beaucoup de produits phytosanitaires de synthèse sur les grandes cultures. Or les grands cultures représentent énormément de surfaces dans les régions de plaine !

En plaine, les grandes cultures (céréales, colza, betterave, pomme de terre…) occupent de grands territoires. Une suppression totale des produits phytosanitaires de synthèse sur ces cultures serait une contribution majeure à l’assainissement de l’environnement.

Très bonne biodégradabilité des pesticides naturels

Les pesticides naturels se décomposent dans la grande majorité des cas plus vite que les produits phytosanitaires de synthèse (à part le cuivre).

C’est parfois un inconvénient pour l’agriculteur (car leur dégradation est trop rapide), mais c’est un avantage pour l’environnement et l’homme. Par contre, le comportement peu persistant des pesticides naturels peut conduire à intervenir plus fréquemment qu’avec les produits phytosanitaires de synthèse. C’est un inconvénient (frais plus élevés et nombre de passages de machines plus élevés dans des cultures comme la vigne et les arbres fruitiers par exemple).

bioactualites 3/2016 (pages 6 à 8)

Bernhard Speiser, expert en intrants agricoles :
« Hormis quelques produits à problèmes, les produits phytosanitaires biologiques sont inoffensifs. »

Image : Franziska Hämmerli

Pesticides chimiques dans les sols bio

Un problème: les pesticides chimiques dans les sols bio datant d’avant la reconversion à l’agriculture biologique

Même 20 ans après une reconversion à l’agriculture biologique, il y a encore des résidus de pesticides chimiques dans les sols biologiques, et ces résidus peuvent avoir un effet néfaste sur l’activité biologique du sol.

Résumé de l’étude
Les pesticides sont appliqués en grandes quantités dans les agroécosystèmes du monde entier. À ce jour, peu d’études ont évalué la présence de pesticides dans les sols agricoles gérés de manière biologique, et il n’est pas encore établi si ces résidus de pesticides affectent la vie des sols. Nous avons passé au crible 100 champs sous gestion biologique et conventionnelle avec une méthode d’analyse contenant 46 pesticides (16 herbicides, 8 produits de transformation des herbicides, 17 fongicides, 7 insecticides). Des pesticides ont été relevés dans tous les sites, dont 40 parcelles biologiques. Le nombre de résidus de pesticides était deux fois plus élevé et la concentration neuf fois plus élevée dans les champs conventionnels que dans les champs biologiques. Le nombre et les concentrations de pesticides diminuent considérablement avec la durée de la gestion biologique. Même après 20 ans d’agriculture biologique, jusqu’à 16 résidus de pesticides différents étaient présents. La biomasse microbienne et plus particulièrement l’abondance des champignons mycorhiziens à arbuscules, un groupe très répandu de symbiotes de plantes bénéfiques, étaient significativement liés négativement à la quantité de résidus de pesticides dans le sol. Cela indique que les résidus de pesticides, en plus des facteurs abiotiques tels que le pH, sont un facteur clé déterminant la vie microbienne du sol dans les agroécosystèmes. Cette étude exhaustive démontre que les pesticides sont une réalité cachée dans les sols agricoles, et nos résultats suggèrent qu’ils ont des effets néfastes sur la vie bénéfique des sols.

Mise à jour 11.02.2022