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Les agriculteurs ont utilisé des produits homologués

L’utilisation de manière professionnelle des produits phytosanitaires homologués suffit-elle à éviter les risques pour l’environnement liés à ces produits  ?

La grande majorité des agricultrices-teurs ont utilisent en toute bonne foi et de manière professionnelle des produits phytosanitaires autorisés et homologués. Même ainsi, ces produits causent des atteintes à l’environnement. Mais c’est aux fabricants et à la Confédération d’assumer majoritairement la responsabilité de ces atteintes.

L’immense majorité des agriculteurs conventionnels suisses utilise les produits phytosanitaires de synthèse correctement et conformément au cadre qui leur est fixé (législation, paiements directs, marques et labels, …). C’est tout à leur honneur.

Il faut toutefois reconnaître qu’une utilisation correcte de ces produits est très complexe et doit prendre en compte une foule de facteurs qu’il est parfois très difficile de maîtriser: le stade de croissance de la culture, la variété cultivée, la succession des cultures, la météo, le sol, l’interaction avec les (parfois nombreux) autres produits utilisés, etc. Pour s’en convaincre, il suffit pour cela de consulter les recommandations hyper détaillées des services phytosanitaires cantonaux aux producteurs. Cette situation met parfois les producteurs à la limite de ce qu’ils peuvent maîtriser, et inclut un risque élevé de défaillance.

Même « en faisant tout juste », on introduit des substances indésirables dans l’environnement qui risquent de se retrouver dans les sols, les eaux, l’air et la nourriture.

Cela fait des décennies que des pesticides s’accumulent dans l’environnement. Les spécialistes commencent à peine d’être à même d’évaluer les conséquences négatives de cette accumulation.

Se basant sur la constatation que les agriculteurs n’ont fait qu’employer des substances dont on leur avait assuré qu’elles étaient inoffensives et qu’on leur a même expressément appris à utiliser pendant leur formation, on ne peut pas leur demander de « passer à la caisse » pour payer les dégâts des pesticides de synthèse. C’est à la Confédération, qui est garante de l’homologation des pesticides, de le faire, tout comme les entreprises qui ont mis ces produits sur le marché et qui ont réalisé des bénéfices pendant des années en les vendant.

Par ailleurs, dans le milieu paysan, il est aussi connu que des produits se vendent parfois sous le manteau, passent la frontière en douce, et que des stocks de produits interdits ont été faits, parfois de connivence avec certains vendeurs. Les tricheries peuvent se produire dans tous les secteurs d’activité de la société, mais il ne faut pas cacher le fait que cela se passe aussi dans l’agriculture, en particulier avec les produits phytosanitaires.

Mise à jour 11.02.2022