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Plans d’action phytosanitaire

Les plans d’action produits phytosanitaires suffisent. Attendons de voir leurs résultats ?

FAUX

La Confédération a lancé un plan d’action visant à réduire l’utilisation de produits phytosanitaires. Néanmoins, ses objectifs ne sont pas clairement identifiés et ses avancées sont très timides. Le plan d’action ne prévoit malheureusement ni la protection explicite de l’eau potable ni l’interdiction des pesticides les plus toxiques. De plus, il est actuellement à l’arrêt, suite au blocage politique de la Politique agricole PA22+, auquel il est lié.

Les mesures mises en place ou en cours d’élaboration

Le « Plan d’action produits phytosanitaires » vise à réduire les risques des applications de produits phytosanitaires (PPh) et à ramener la dispersion dans l’environnement à un minimum. Il a été lancé en 2017, puis réactualisé en septembre 2020.

Selon la version de septembre 2020, sur les 51 mesures du plan d’action, la mise en place de 21 mesures avait déjà débuté en 2017, et 30 mesures sont en cours d’élaboration.

Rapport annuel Mise en œuvre plan d’action produits phytosanitaires de septembre 2020
> Documentation > Rapport annuel Mise en œuvre plan d’action état septembre 2020.pdf

Les principales mesures prises ou à élaborer sont réunies ici en diverses thématiques.

Réduction des applications de produits phytosanitaires ( PPh )

  • Renoncement partiel ou total aux herbicides
  • Elargissement du programme Extenso à de nouvelles grandes cultures
  • Favoriser la plantation et la commercialisation de cépages de vigne tolérants aux maladies fongiques (projet)
  • Réduction de la quantité de PPh épandue au moyen d’un dosage adapté à la surface foliaire à protéger
  • Limitation des choix de PPh qui devrait être mise en œuvre dans le développement de la politique agricole après 2022 (PA22+)

Développement d’alternatives techniques (recherche)

  • Développer des pesticides naturels servant d’alternatives aux PPh chimiques
  • Développer les technologies pour réduire les émissions dans l’environnement.
  • Développer la sélection végétale pour les systèmes de culture agroécologiques et biologiques

Santé (évaluation des risques pour la santé des utilisateurs et consommateurs)

  • Améliorer la protection des agriculteurs lors des traitements
  • Suivi plus intensif des risques des maladies chroniques professionnelles en lien avec les PPh
  • Intégrer les PPh dans les programmes de biosurveillance humaine (BSH, suivi de la santé de la population)
  • Suivre les développements au niveau international des risques liés aux résidus multiples de PPh dans les denrées alimentaires (effets cocktail)
  • Mise en place de mesures pour réduire les résidus de PPh dans les eaux de surfaces, les nappes phréatiques et le sol

Protection de l’environnement

  • Limitation de l’utilisation non professionnelle des PPh (jardiniers amateurs, …)
  • Travailler à un meilleur respect des prescriptions relatives aux surfaces proches de l’état naturel, pour éviter leur contamination par les PPh.
  • Nombreuses mesures visant la réduction des émissions de PPh, par exemple, les systèmes de rinçage au champ, les traitements sous foliaires, la réduction des dérives et du ruissellement
  • Monitoring des résidus dans les eaux de surface et nappes phréatiques

Formation

  • Trois mesures pour la formation des praticiens : bulletins d’information, protection des utilisateurs et la probable mise en place d’une formation  continue obligatoire l’achat et l’utilisation des PPh

La mesure « Renoncement partiel ou total aux herbicides » a permis quelques réductions d’herbicides

Quelles couleurs pour votre pomme !

Appréciation de la Situation actuelle

Appréciation de la situation actuelle

Malgré certaines voies intéressantes prises en 2020 par le plan d’action et les espoirs d’amélioration de la situation actuelle de la problématique des produits phytosanitaires, le plan d’action est remis en cause par le postulat « Orientation future de la politique agricole»,  qui bloque l’avancée de la politique agricole après 2022 (PA 22+). En effet, le plan d’action est partie intégrante de la PA 22+.

Le plan d’action comporte des points représentant un progrès pour la santé et l’environnement. Les thèmes de recherche sont intéressants et peuvent apporter des réponses intéressantes, même s’ils sont encore éloignés d’un ancrage dans les lois.

Une des limites de ce plan d’action est qu’il n’a pas vraiment d’objectifs chiffrés pour les différentes mesures, et il ne mentionne pas la protection explicite de l’eau potable ni l’interdiction des pesticides les plus toxiques. Il n’y a que l’objectif très général fixé en 2017, à savoir « diviser par deux les risques induits par les PPh ».

Les progrès réalisés depuis le lancement du plan d’action en 2017 sont  très timides sur de nombreux points. Par exemple, la part des surfaces cultivées sans herbicides, insecticides et fongicides n’a que très peu progressé depuis 2017.

le plan d’action est actuellement bloqué par le postulat « Orientation future de la politique agricole »