m

Aenean sollicitudin, lorem quis bibendum auctor, nisi elit.

m
Image Alt
Nourrir la planète en 2050

Sans pesticides de synthèses, l’agriculture n’arrivera pas à nourrir la planète en 2050 ?

FAUX

Nourrir la planète ne dépend pas uniquement des capacités de production agricoles. La preuve est qu’aujourd’hui des millions d’êtres humains meurent de faim, alors que les pesticides sont autorisés. Le gaspillage, les habitudes alimentaires, le mitage du territoire, la production d’agro-carburants, l’accès aux produits alimentaires, la surenchère sur les marchés agro-alimentaires sont autant de facteurs qui contribuent à la faim dans le monde.

Conditions de base pour nourrir la planète en 2050

Le renoncement total aux pesticides de synthèse (et donc le basculement global de l’agriculture en direction de l’agroécologie, de l’agriculture biologique ou d’autres systèmes) permettra-t-il de nourrir la planète en l’an 2050 ? Cela pourrait être possible si les conditions suivantes sont réalisées.

  • diminuer considérablement le gaspillage alimentaire ;
  • diminuer considérablement la consommation de viande (essentiellement celle de volaille et de porcs) et d’œufs, dont la production concurrence la production de denrées destinées à l’alimentation humaine;
  • renoncer aux agrocarburants (problème pour les autres pays que la Suisse).

Le bio peut fortement contribuer à nourrir le monde. (Recherche Agronomique Suisse, 2018)

Conditions supplémentaires

Aux trois conditions mentionnées ci-dessus, il faut ajouter encore les éléments suivants :

  • diminuer le mitage du territoire et la disparition des meilleures terres agricoles ;
  • mettre en place des politiques ambitieuses pour développer la consommation de produits bio ;
  • intensifier la productivité au m2 de l’agriculture biologique et de l’agroécologie en utilisant des techniques innovantes (cultures associées, agroforesterie, permaculture, …).

Ainsi donc, il sera possible de se passer de pesticides de synthèse en Suisse (et à l’étranger), si les organisations agricoles et de consommateurs, la politique, les collectivités publiques, s’engagent à accompagner cette suppression des mesures complémentaires citées plus haut, qui permettront que cette mesure soit réalisable, pour le bien de la santé humaine et de l’environnement de ce pays.

Être modeste mais clair sur les moyens à mettre en œuvre

Concernant des projections qui concernent l’année 2050, la modestie est inévitablement de mise. Même si les études qui ont été faites sur ce sujet sont très sérieuses, certains scientifiques de poids se demandent si certaines productions demanderont encore des traitements avec des produits de synthèse. Cela n’enlève en rien à la nécessité de faire le maximum pour se passer rapidement et le plus possible de ces produits qui sont néfastes pour l’environnement et pour l’homme, et pour l’utilisation desquels l’humanité a montré une absence globale de maîtrise.

Nourrir le monde est un défi avec ou sans pesticides de synthèse.